Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire ou global, est un phénomène d'augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère à l'échelle mondiale et sur plusieurs années. Le climat global de la Terre connaît régulièrement des changements ou cycles climatiques qui alternent entre réchauffement et refroidissement et qui s'échelonnent sur une période de quelques milliers à plusieurs millions d'années.
L'hypothèse d'un lien entre la température moyenne du globe et le taux de gaz carbonique dans l'atmosphère a été formulée pour la première fois en 1894, mais c'est en 1979, lors de la première conférence mondiale sur le climat à Genève, qu'est avancée pour la première fois, sur la scène internationale, l'éventualité d'un impact de l'activité humaine sur le climat. Or, entre 1970 et 2000, il y a eu une augmentation de 40 % de la vitesse de croissance du CO2 dans l'atmosphère et les concentrations actuelles de CO2 produites par l'activité humaine ont dépassé de 35 % celles de l'ère préindustrielle.
En 1988, les Nations unies ont mis sur pied le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, mieux connu sous l'acronyme GIEC, pour qu'il établisse un consensus scientifique sur la question du réchauffement climatique. En 2007, le GIEC a rendu public son quatrième rapport sur le sujet, fruit du travail et des recherches de milliers de scientifiques provenant de 130 pays différents. La conclusion principale de ce rapport confirme que la probabilité que le réchauffement climatique soit dû à l'activité humaine est supérieure à 90 %.
De fait, l'humanité rejette actuellement 6 milliards de tonnes d'équivalent carbone par an dans l'atmosphère, soit environ une tonne par habitant. Les océans en absorbent trois milliards, il faudrait donc abaisser à 500 kg par habitant les émissions de gaz à effet de serre pour arrêter d'enrichir l'atmosphère. Or, selon les données statistiques fournies par les Nations unies pour l'année 2002, chaque Canadien émet plus de 32 fois la quantité de dioxyde de carbone qu'il devrait normalement émettre pour permettre à la Terre de souffler.
Pour les climatologues regroupés au sein du GIEC, l'augmentation des températures va se poursuivre au cours du XXIe siècle et l'ampleur du réchauffement attendu le plus probable est de 1,8 à 3,4 °C.
Un réchauffement planétaire de quelques degrés seulement peut provoquer des changements désastreux pour l'environnement : tempêtes violentes, avancée des déserts, fonte des calottes glacières, augmentation du niveau des mers et submersion des régions côtières. On prévoit également que le réchauffement du globe pourrait coûter quelque 5 billions de dollars à l'échelle planétaire.